Comme en 2025, l’APACOM est allée à la rencontre des femmes en transition professionnelle, en participant à la 14e édition du salon Profession’L les 26 et 27 février 2026 à l’Hôtel de Ville de Bordeaux. Profession’L, c’est une centaine d’entreprises et acteurs du parcours professionnel des femmes réunis en un seul lieu : emploi, reconversion, création ou reprise d’entreprise, formation… Dans un métier en tension et encore très féminisé comme celui de la communication, les besoins sont nombreux ! L’APACOM remplit ainsi son rôle de réseau clé pour se repérer sur le marché local. Nous avons interrogé Anne Montier, co-Directrice de Profession’L, sur sa vision de notre collaboration.
Quels étaient les axes majeurs du salon, qui tenait sa 14e édition bordelaise cette année ?

Anne Montier : Nous avons choisi cette année un fil rouge : le thème de l’argent. C’est un sujet encore tabou pour beaucoup de femmes, alors qu’il constitue un levier clé pour leur évolution professionnelle… sans oublier leur retraite. Nous avons axé plusieurs conférences et ateliers autour de ce sujet : évaluation de ses besoins, négociation salariale, financement de la création d’entreprise ou de la formation, investissement, épargne…
Nous avons également abordé les grands sujets de transitions du monde professionnel : IA, métiers de demain, santé des femmes au travail…
En quoi la présence de l’APACOM comme partenaire contribue aux objectifs du salon ?
AM : Nous partageons beaucoup de valeurs communes ! Association comme nous, l’APACOM tient une place importante dans l’écosystème professionnel de la région, en tant qu’acteur majeur des métiers de la communication : un secteur très féminin, dont de nombreuses indépendantes, très présentes dans notre visitorat. Il était donc tout naturel que le réseau soit représenté ! Nous nous apportons mutuellement en termes de rayonnement, dans un cercle vertueux. Par ailleurs, notre thème de l’argent résonne particulièrement dans des métiers qui peinent parfois à positionner leur juste valeur.
Quelle est votre perception des métiers de la communication vis-à-vis des problématiques professionnelles que vous rencontrez ?
AM : Comme de nombreux secteur, la communication vit de profonds bouleversements, à commencer par la transformation digitale. Comment les métiers vont-ils évoluer, quels nouveaux vont apparaître ? Chaque génération est impactée à des titres différents. Les seniors sont parfois perçues comme insuffisamment formées aux nouvelles technologies. Du côté des jeunes en apprentissage, des postes sont mis en danger par les technologies IA… Ce sont des préoccupations que nous partageons avec l’APACOM, et nous avons proposé des pistes de réflexion et d’action sur le salon, avec par exemple la présence de Pauline Ebel des Prompts de Pauline.
Le regard de l’APACOM nous enrichit sur ces évolutions et comment nous pouvons accompagner les femmes, les sensibiliser à se former, monter en compétence, évoluer….
La communication est également un levier important pour les femmes qui lancent leur activité ?
AM : En effet ! Les femmes rencontrent encore de nombreux freins à prendre la parole, communiquer sur leur activité et sur elles. En tant qu’entrepreneures, elles doivent réussir à valoriser leur expertise, travailler leur valeur pour se rémunérer justement. Et à titre personnel, elles doivent apprendre à prendre la parole et communiquer sur leur activité. Nous avons dédié un espace à cette thématique « Dynamisez votre image professionnelle ». Nous apprécions là aussi la mise en relation humaine que nous apporte l’APACOM. Avec ses 500 adhérents professionnels de la communication, c’est le lieu pour trouver les bonnes ressources et les bons partenaires experts pour aider les femmes à mieux communiquer.
Propos recueillis par Marie Dubois