RETOUR SUR LE SALON PROFESSION’L

Publié le par chez APACOM. Modifié le

La filière communication et ses enjeux présentés sur le Salon Profession’L

Vendredi 27 février à 14h15, Estelle Gentilleau a pris la parole devant une trentaine de visiteuses, dans l’un des salons de l’Hôtel de Ville de Bordeaux qui accueillait le Salon Profession’L, le rendez-vous annuel dédié à la carrière des femmes. Focus : quels sont les enjeux de la filière communication ?

Un vaste sujet qu’elle a structuré en trois parties, après une brève présentation de l’APACOM, tout en répondant aux questions de la salle.

 

La filière communication : une constellation de métiers 

La présidente de l’APACOM a rappelé que la communication est une fonction naturelle dans les civilisations, à partir du moment où l’on sait partager un point de vue ou une information. Cependant, c’est au début du XXème siècle qu’elle se professionnalise et devient un métier.

Le dénominateur commun des métiers de la communication s’exprime dans notre capacité à créer et transmettre messages, élaborer des récits qui vont ensuite influencer des mentalités ou des comportements. Notre métier consiste à comprendre le récepteur en faisant preuve d’empathie afin que nos messages soient écoutés, reçus et déclenchent une action.

Il existe plusieurs fonctions ou positions dans cette constellation de communicants. Tout d’abord, nous avons les métiers de la stratégie et de la coordination des parties prenantes internes et externes. 

Ensuite, quatre grands axes métiers regroupent différentes manières d’exercer : 

  • la communication institutionnelle et publique, 
  • la communication de produits ou services, 
  • les métiers de la marque employeur et de la communication interne pour donner envie à des talents de rejoindre ou de continuer de travailler pour une organisation,
  • et enfin les métiers plus techniques dédiés à la création de contenus visuels, audiovisuels ou textuels et à l’organisation d’évènements.

Les chiffres clés de la communication en Nouvelle-Aquitaine

Notre présidente a présenté les chiffres clés de la dernière édition 2022 de l’Observatoire des métiers de la Communication en Nouvelle-Aquitaine, en attendant de dévoiler la prochaine le 3 décembre 2026. Les acteurs économiques et politiques n’ont pas conscience de la valorisation de la filière à 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. La communication professionnelle demeure un métier très féminin avec 2/3 des postes occupés, sans singularité démographique en termes de tranche d’âge (55 % ont moins de 45 ans) . 

Dans les évolutions identifiées, il y a la façon d’exercer nos métiers. Globalement, il existe trois grandes modalités : 

  • être salarié chez l’annonceur, qu’il soit public ou privé, où la fonction communication est internalisée, 91 % de ces structures ont également recours à des prestataires extérieurs ; 
  • travailler au sein d’une agence de communication généraliste ou spécialisée, pour le compte de l’annonceur ;
  • et enfin être prestataire indépendant.

C’est cette troisième modalité qui augmente constamment avec 37 % d’indépendants en 2022. Il s’agit majoritairement de profils confirmés ou séniors qui ont développé une expertise. Et quelle que soit la façon d’exercer, nous pouvons passer de l’une à l’autre, selon les opportunités rencontrées tout au long de nos carrières.

Les grandes tendances notre filière

« Quand nous racontons une histoire, nous racontons aussi une façon de vivre compatible avec les notions de transition écologique, sociale et sociétales. » A l’APACOM, nous apportons de l’importance à exercer nos métiers de manière responsable en réfléchissant à une communication éthique et déontologique. Quant à la démarche RSE, elle est un métier à part entière que les communicants accompagnent et valorisent depuis quelques années.

La deuxième tendance est évidemment l’IA qui nous challenge beaucoup aujourd’hui dans notre manière de travailler. Nous avons aussi la mission, au sein de l’APACOM, d’aider nos adhérents à intégrer ces nouveaux outils dans leurs activités avec efficience et responsabilité.

Enfin, nous avons observé l’émergence des métiers de l’influence et de la production de contenu qui a abouti à une réglementation au niveau de l’État. Ils sont devenus des acteurs à part entière de la communication en collaborant avec les marques. L’UMICC (L’Union des Métiers de l’Influence et des Créateurs de contenus) a travaillé avec l’État et le Parlement pour légiférer et donner un cadre afin d’éviter notamment les tromperies ou controverses.

Finalement, l’ADN de notre métier demeure le même : raconter des histoires, quels que soient les outils ou modalités utilisés. Les métiers de la communication demeurent incontournables aujourd’hui comme demain. A nous de les préserver et valoriser de manière éthique et durable.

Article rédigé par Catherine Sarnow – Formatrice et coach en communication interpersonnelle

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