Entre art, médiation et technologie, Candice construit un parcours singulier au croisement des disciplines. Fondatrice de Cadence Capture, elle imagine une communication sensible et innovante, où le mouvement, l’émotion et la 3D se rencontrent pour créer de nouvelles formes d’expression au service des marques.
Racontez-nous votre parcours…
Après une licence d’histoire (option communication et histoire de l’art) puis un master Ingénierie de projets culturels, j’ai travaillé pendant quelques années en tant que responsable communication de compagnies artistiques, en y mêlant une autre compétence, celle de chargée de médiation : mon rôle était alors de créer des zones d’intercompréhension entre des artistes et leurs publics (plus ou moins éloignés de la culture). L’idée de créer une nouvelle zone où chacun se sente écouté, compris et acteur d’une création m’a fascinée.
C’est en partant de ce modèle « agile » que j’ai décidé de créer mon entreprise Cadence Capture. Une zone d’intercompréhension entre artistes et ingénieurs, entre art et technologie, mais aussi entre émotion pure et communication au service des entreprises. Aujourd’hui, je crée des visuels à partir de mouvements de danseurs professionnels, numérisés puis transformés en matière 3D.
Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication ?
La communication, pour moi, n’est pas un simple canal de diffusion. C’est avant tout de l’écoute active. C’est créer des supports qui répondent aux questions des gens, et qui créent une réponse unique, accessible et marquante. C’est une manière très singulière d’interagir avec l’autre par un choix de mots, d’actions et de sensibilités très précis. Il s’agit de faire comprendre un univers et des valeurs à travers une réelle singularité.
Quel serait l’évènement / l’élément marquant dans votre carrière de communicant ?
La création de mon entreprise Cadence Capture. C’est clairement un « ovni » car il n’est défini ni strictement dans le secteur de l’art, ni dans celui de la communication, ni dans celui de l’animation 3D. J’ai créé une zone médiane entre ces différents mondes pour proposer une nouvelle forme de communication, extrêmement émotionnelle et visuellement innovante.
Comment envisagez-vous l’avenir des métiers de la communication / de votre métier ?
J’espère que tout ne sera pas automatisé ni confié aux IA. Intentionain reste le réceptacle des émotions, des micro-engagements, des vibrations que seule une intention réelle peut transmettre. Pour mon métier, je vois l’avenir comme une hybridation nécessaire : utiliser la technologie non pas pour remplacer le geste humain, mais pour le magnifier. L’avenir appartient selon moi à une communication plus « organique » et sensorielle, capable de recréer du lien véritable dans un monde numérique.