Cinéaste et producteur, Julien trace un parcours guidé par une seule constante : raconter des histoires. Fondateur de la société Carnages à Bordeaux, Julien mêle fiction et communication en proposant aux institutions une approche cinématographique, sensible et engagée de leurs projets.
Racontez-nous votre parcours…
J’ai un parcours assez chaotique, mais qui a toujours été dirigé par l’envie de faire du cinéma et plus largement de raconter des histoires sous différentes formes. J’ai fait un IUT de technologie numérique, puis une fac d’Art et technologie d’image. Pendant mes études, en 2000 j’ai créé une association de cinéastes autodidactes : Carnages. Puis j’ai rejoint une société de production parisienne en 2004 où j’ai appris les métiers de la production sur le tas en pratiquant, comme assistant de prod, pour chargé de prod, puis directeur de prod pour finir gérant de la structure. J’y ai accompagné des projets de fictions, mais aussi des publicités, des films institutionnels. J’ai ensuite créé ma propre structure en 2015 à Bordeaux, la société Carnages, émanation professionnalisée de l’association étudiante. J’y ai produit plusieurs courts-métrages de genre, puis finalement 2 longs métrages indépendants qui ont eu une belle vie en festival à l’international.
En parallèle de ces actions de création j’ai amené mes équipes à travailler sur les projets de mes clients institutionnels pour leur proposer une approche « cinéma » de leurs communication.
Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication ?
Comme pour la fiction, je pense que c’est un métier où on est là pour raconter des histoires. Ce qui est passionnant c’est d’aller à la rencontre d’autres univers, de dialoguer avec eux, d’essayer de les comprendre et de retranscrire ça avec mon langage, qui est le langage de l’image qui bouge. C’est toujours un défi, mais c’est avant tout beaucoup d’écoute.
Quel serait l’évènement / l’élément marquant dans votre carrière de communicant ?
Je pense que c’est l’an dernier. J’avais réalisé un petit documentaire pour l’association « Les Francas » qui présentait leurs ateliers « Graine de philo », séances de philosophie en primaire pendant les temps périscolaires. Et j’ai eu la chance et le grand honneur d’accompagner les Francas, lors d’une session à l’Unesco à Paris, à la chaire de philosophie, où le film a été projeté. C’était un moment assez incroyable et la preuve qu’on peut faire de la communication, être utile et valoriser de belles initiatives.
Comment envisagez-vous l’avenir des métiers de la communication / de votre métier ?
Je ne l’imagine pas de manière très évidente. Il y a beaucoup d’incertitudes actuellement, mises en lumière par l’essor de l’IA notamment et par le contexte politique et économique de manière plus général. Je l’espère en tout cas plus éthique, plus collaboratif, plus responsable… mais ça va être une sacré bataille, il ne faut pas se leurrer.