Le marketing d’influence : une pratique qui s’essouffle ?

Publié le par chez APACOM. Modifié le

Le marketing d’influence est l’une des stratégies les plus utilisées par les entreprises ces dernières années, pour son efficacité redoutable en matière de gain de visibilité et d’e-réputation. Les marques ont fait le pari des « influenceurs ». Mais aujourd’hui la fiabilité de ces derniers est remise en cause. Une question se pose : les influenceurs sont-ils encore crédibles ?

Le marketing d’influence, une tendance…

Depuis plusieurs années, les marques ont décidé de miser sur des personnalités reconnues pour promouvoir leurs produits ou services à travers leurs réseaux sociaux. L’objectif premier étant de gagner en visibilité auprès de leurs clients (potentiels) et cela en touchant une audience plus large. Le but de cette collaboration est de faire de ces influenceurs des ambassadeurs de marque. Cette pratique, de plus en plus sollicitée par les entreprises, résulte en partie de la montée en puissance des réseaux sociaux et en particulier Instagram. Ce réseau totalise 67 % des partenariats marques/influenceurs. Au final, une relation de confiance se crée entre les influenceurs et les abonnés de la marque.

Les avantages d’une telle stratégie sont donc multiples :

  • tirer profit d’une communication de masse,
  • s’adresser à ses prospects sans être trop intrusif,
  • établir une relation de proximité avec les influenceurs et leurs abonnés,
  • générer du trafic vers sa marque.

Aujourd’hui, 94 % des marketeurs utilisent le marketing d’influence. Et pour cause, son retour sur investissement est 11 fois supérieur à celui des canaux traditionnels de marketing digital.

…qui s’essouffle !

Si miser sur le marketing d’influence est un pari gagnant pour de nombreuses entreprises, aujourd’hui cette stratégie semble s’essouffler. Il devient très difficile de s’assurer que les abonnés ou followers soient de vrais individus et non des bots ou des faux profils, car certains influenceurs n’hésitent pas à payer de “faux” abonnés pour attirer les marques. Il est donc préférable de toucher 5 000 abonnés réels et potentiellement prêts à avoir recours aux produits ou services mis en avant, plutôt que 60 000 qui ne se sentent pas concernés par tout ce que propose l’influenceur.

Faire appel à des nano-influenceurs est la solution au problème. Ces derniers possèdent moins de 10 000 abonnés. Si la visibilité est moindre, le taux d’engagement est nettement supérieur et permet d’accroître ses ventes. Un rapport de la plateforme Experticity a dernièrement révélé que 82 % des consommateurs demeuraient très attentifs aux recommandations émanant de micro- ou nano-influenceurs. Certaines grandes marques l’ont bien compris à l’image de Coca Cola ou Tesla par exemple.

Autre facteur d’essoufflement de la stratégie d’influence de masse : une baisse de crédibilité. Selon les internautes, le fait que les influenceurs soient rémunérés et l’affichent réduit leur crédibilité. Il n’est plus rare de voir la mention “sponsorisé” en légende d’une photo Instagram ou autres. Bien que tout travail mérite salaire, certains d’entre eux n’hésitent pas à faire la promotion de produits ou d’une marque en émettant des avis qui ne sont pas les leurs ! Eux, qui étaient reconnus et sollicités pour leur l’authenticité, se voit devenir de simple  panneaux publicitaires. La plupart de leurs comptes Instagram sont composés de publicités plus ou moins discrètes : partenariats avec des marques de thés, montres, chaussures… chaque post contient au moins un placement produit. Si la confiance était au cœur de la relation influenceurs et abonnés, aujourd’hui elle l’est de moins en moins…

Alors, selon vous, le marketing d’influence est-il victime de son succès ?

Sources : Blog La Team Web, Scoor

Andréa Glondu

 

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