Les matins de l’Apacom : Que devient l’AFP ?

Publié le par chez APACOM. Modifié le
Jean-Louis Pany directeur du bureau bordelais de l’AFP qui couvre les infos en Nouvelle Aquitaine, était l’invité des Matins de l’APACOM le mardi 18 juin, à La Maison de l’Eau. Jean-Louis Pany a fait ses premiers pas à l’AFP en 1983 et a parcouru le monde en passant par New York, Londres et Montréal, détenant ainsi une solide expérience professionnelle à l’échelle internationale.

L’AFP, toujours le journal des journaux ?

Bien que l’AFP ait une excellente notoriété, Jean-Louis Pany a souligné que beaucoup se font une « fausse idée » sur ce qu’elle est réellement. Il a rappelé qu’il s’agit d’une entreprise unique qui bénéficie d’un statut unique : l’AFP est en effet une entreprise privée, sans capital social et son conseil d’administration fixe est constitué de représentants de la presse écrite, de la presse audiovisuelle et de l’État. Il a redonné quelques dates et chiffres clés : 
 
Historique : 
–        1835 : création de l’agence Havas, ancêtre de l’AFP
–        1944 : première dépêche de l’AFP
–        1957 : le statut de l’AFP garantit son indépendance pour assurer une information « complète et objective », « digne de confiance ».
–        2015 : le statut de l’AFP est modifié pour lui confier une mission d’intérêt général.
 
Chiffres-clés de l’AFP dans le monde : 
–        Une présence dans 151 pays,
–        2 300 collaborateurs,
–        80 nationalités dans l’entreprise,
–        langues principales,
–        quartiers généraux dans le monde.
 

Une agence mondiale

En ce qui concerne l’organisation de l’AFP, l’ensemble des journalistes gardent toujours à l’esprit qu’ils travaillent pour une « une agence mondiale ». De ce fait, ils font en sorte que leurs informations aient un intérêt pour toute la planète, ce qui peut être « difficile à gérer ». L’information relayée doit :
–        Dans tous les cas avoir un retentissement au minimum national
–        Ou, si elle est locale doit détenir un aspect « exotique…quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs »,
Jean-Louis Pany, précise que la France reste l’un des plus gros marché de l’agence.
 

 Quelle place occupe-t-elle dans la sphère médiatique ?

Jean-Louis Pany a évoqué la crise que les médias nationaux et/ou régionaux traversent ou ont eu à traverser. Le développement d’internet en est l’un des facteurs majeurs et un concurrent de taille ! Les médias et notamment l’AFP doivent également faire face aux agrégateurs de contenus, qui utilisent les contenus de l’agence sans contrepartie.
 

Comment réagit-elle face aux fake-news ?

« Auparavant, on ne démentait jamais quelque chose que l’on n’avait pas écrit ! »,
mais depuis quelque 5 années, les équipes de l’AFP ont développé le « fact checking » ou vérification des faits. Pour ce faire, ils ont conclu notamment un partenariat avec Facebook qui leur envoie les informations paraissant douteuses. Pour faciliter l’identification des fake news, ils ont également élaboré une plateforme, avec l’aide de l’Union Européenne, permettant de vérifier la véracité d’une vidéo (extension InVID). Il suffit d’entrer le lien URL et en clic et le tour est joué ! Jean-Louis Pany souligne l’importance de toujours vérifier les informations et leurs sources qui, avec l’avènement des réseaux sociaux, perdent en crédibilité. Heureusement, la politique de l’AFP la place dans la catégorie des agences sérieuses !

Être journaliste à l’AFP, c’est : 

–        Avoir une envie profonde de travailler à l’international, et avoir un appétit pour changer constamment de sujets et de rubriques puisque les journalistes sont tenus de prendre un nouveau poste tous les cinq ans environ, de manière à garder « un œil neuf »,
–        Toujours se remettre en question.
Si auparavant, l’une des principales qualifications pour rentrer à l’agence était de parler au moins deux langues en plus du français, il souligne qu’aujourd’hui les nouvelles générations de journalistes doivent en plus être formées à la vidéo, le secteur qui s’est le plus développé ces dernières années à l’agence.
 
Conclusion :  malgré l’omniprésence des réseaux sociaux, l’AFP reste une véritable « caisse de résonance ». Certains pensent à tort que l’agence se doit d’être « austère », mais elle traite en fait de toutes les thématiques société, santé, environnement, pour répondre aux attentes de ses clients. 
 
Le mot de la fin ? « L’AFP est une agence ouverte…N’hésitez pas à m’appeler ! ». Bien entendu, pour des informations pertinentes et qui correspondent aux attentes de l’agence ; et surtout pas de mails avec des pièces jointes lourdes qui bloquent les boîtes !
 
Une rencontre intéressante, riche en échanges avec un professionnel très accessible. Merci !
 
Pour le contacter : 
 
Andréa Glondu avec l’aide de Commission Matins de l’APACOM
 

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