Podcastine : un podcast d’actualité qui va faire résonner les médias du Sud-Ouest

Publié le par chez APACOM. Modifié le
Portrait de Jean Berthelot de la Glétais
L'”hyperactif” Jean Berthelot de la Glétais

Le paysage médiatique bordelais n’arrête plus de bouger ! Après le lancement de Placéco début septembre, c’est au tour de Podcastine de faire son entrée, à la fin du mois, au sein du club des nouveaux médias néo-aquitains. Podcastine, c’est son créateur, Jean Berthelot de la Glétais, l’hyperactif président du Club de la presse bordelais et membre de l’APACOM, qui en parle le mieux.

Podcastine, c’est quoi, Jean ?

Podcastine, c’est le tout premier podcast quotidien régional d’actualité. Il en existe deux ou trois au plan national, avec Code Source du Parisien par exemple, et bien sûr dans d’autres pays, notamment The Daily du New York Times qui a été le premier. Mais il n’y avait pas encore, en France, de déclinaison régionale. Nous serons les premiers, et donc Podcastine concernera évidemment le grand Sud-Ouest. Je mène ce projet avec quatre autres journalistes : Ludivine Laniepce, Mathilde Loeuille, Marion Ruaud et Gabriel Taieb.

Quel est le concept du podcast quotidien D’ACTUALITÉ ?

Le podcast quotidien d’actualité, c’est un principe simple : l’interview d’un(e) journaliste qui vient parler, durant une quinzaine de minutes, d’un article récent. Il lui est demandé de le présenter, d’en dévoiler les coulisses en expliquant sa manière de travailler ainsi que les personnes rencontrées, et en remettant le sujet dans un contexte plus large. Les podcasts quotidiens d’actualité se distinguent par un univers sonore bref, rythmé et cohérent, des voix de professionnels de la radio, qui l’incarnent, et le soin particulier apporté à l’écriture et au montage. Ils se distinguent aussi par leur expertise, puisque des spécialistes y parlent d’un thème qu’ils connaissent par cœur. Et de cela uniquement.

Podcastine a aussi une autre particularité très forte…

Oui, au-delà d’être le premier podcast régional de ce type, nous ne sommes pas adossés à un média en particulier, mais à plusieurs médias indépendants du territoire : Revue Far Ouest, Rue89 Bordeaux, aqui.fr , Radios Libres Périgord, La Clé des Ondes, Curieux et d’autres encore.

En résumé, Podcastine se veut le rendez-vous quotidien de l’actualité du Grand Sud-Ouest. Il a pour but de faire découvrir ou d’approfondir un sujet d’actualité traité par l’un de ces médias partenaires.

Nous racontons une histoire à travers ce podcast : celle des gens du territoire.

Logo PodcastinePourquoi le nom Podcastine ?

C’est un titre qui se veut amusant et léger, un clin d’œil.  Il peut d’abord s’entendre comme « podcast in », soit une plongée, grâce au podcast, dans l’univers des médias et du territoire. Mais il est aussi la contraction de « podcast » et de « chocolatine ». Il fait alors référence à son format, l’émission audio, diffusée à l’heure du goûter, et rebondit ainsi sur une polémique sympathique et hautement virale sur Internet : le débat autour de la dénomination de la viennoiserie, « chocolatine » ou « pain au chocolat ». Il est en cela hautement représentatif de son territoire, et évidemment ardent défenseur de la première dénomination. Mais je vous rassure, on peut quand même l’écouter si on préfère parler de « pain au chocolat ».

Comment êtes-vous diffusés ?

Nous livrons les épisodes clés en main aux rédactions des médias partenaires, qui les mettent en avant sur leurs sites Internet et réseaux sociaux. Ils sont également diffusés sur des plateformes comme Spotify, Deezer ou Apple Podcast. Nous serons aussi diffusés sur Radio Campus et sur la Clé des Ondes, en FM donc. Enfin, Podcastine dispose  de son propre site et d’une présence sur les réseaux sociaux.

Quel est le modèle économique de Podcastine ?

Comme nous ne demandons pas d’argent aux médias partenaires, notre modèle économique repose sur des partenariats avec des annonceurs. Nous sommes en discussion avec deux d’entre eux pour qu’ils accompagnent le podcast dès le début. Mais nous travaillons aussi avec le leader mondial de la commercialisation des podcasts, Acast. Si les deux sponsors ne nous suivent finalement pas, nous passerons par Acast pour la commercialisation et il nous faudra alors atteindre un certain nombre de milliers d’auditeurs pour être à l’équilibre.  Quoi qu’il en soit, Podcastine vivra jusqu’en juin 2021. Si nous ne trouvons aucun financement, c’est ma société de création de contenus éditoriaux, Les Mots de mai, qui financera jusque là. On fera donc un bilan à ce moment-là. 

Quel est votre positionnement éditorial ?

Notre ambition éditoriale est multiple. D’abord, nous aimerions permettre à un très large public d’avoir accès à une information que nous estimons être de qualité. Hormis une étude de CSA, il y a assez peu de données fiables sur les podcasts en France mais nous avons la certitude, et c’est même presque une évidence, que le podcast peut toucher des personnes qui ne lisent pas la presse, ou la lisent peu.

Par ailleurs et dans la même logique, nous avons dans la région un nombre important de médias indépendants de grande qualité, qui prennent le temps d’aborder des sujets difficiles, de les vulgariser, d’aller au fond des choses. Nous aimerions faire connaitre davantage ces médias, et que les lecteurs et auditeurs des uns aillent découvrir les autres.

Mais pour aller un peu plus loin, nous avons aussi la volonté de mieux faire connaître et comprendre notre métier de journaliste. Il est souvent critiqué, malmené, parfois d’ailleurs à juste titre. Au Club de la Presse, nous essayons d’aller à la rencontre du grand public, comme lorsque nous avions organisé un échange avec des gilets jaunes ou quand nous nous rendons dans des établissements scolaires. Très souvent, quand nous avons l’occasion d’expliquer notre métier, notre manière de travailler, les regards changent. Le rejet vient, dans bien des cas, de la méconnaissance.

Or, aujourd’hui, quels sont les journalistes que le grand public est amené à entendre? Très largement, des gens qui sont éditorialistes sur des chaines de télévision, n’ont plus écrit un papier depuis des décennies et sont dans des sphères très éloignées de celles du commun des mortels. Et qui versent en permanence dans l’”ultra-crépidarianisme”, cette faculté à parler de tout et surtout des sujets qu’on ne maîtrise pas. Ils servent parfois même un discours anxiogène, ultra-sécuritaire, déconnecté, quand il n’est pas tout simplement raciste.
Bref, nous ne nous reconnaissons en aucun cas dans ces consœurs et confrères-là. Nous estimons que la parole des journalistes doit aussi – et peut-être surtout – revenir à ceux qui sont sur le terrain, et qui aspirent à s’exprimer sur un sujet qu’ils connaissent: leur travail. A expliquer celui-ci, à en faire comprendre les ressorts.

En bref, notre positionnement éditorial, c’est être un média qui permet au grand public de se tenir au courant de l’actualité de la région, et de comprendre le fonctionnement des médias qui la composent.

https://podcastine.fr/ 

Propos recueillis par Lisa Wyler

 

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