Les Matins de l’APACOM : Revue Far Ouest du web au papier

Publié le par chez APACOM. Modifié le

Le 6 avril dernier, c’est finalement en visioconférence que Guillaume Petit, responsable de la commission Les Matins de l’APACOM et directeur de l’ISCOM Bordeaux, nous a donné rendez-vous pour une nouvelle édition à la rencontre de  Flo Laval, cofondateur de la Revue Far Ouest. A travers leurs écrans, une vingtaine de membres de l’APACOM ont pu découvrir ou en apprendre davantage sur la naissance de ce média digital qui évolue aujourd’hui vers la diffusion d’un support papier. 

 

Naissance de la Revue Far Ouest

Communicant de formation et documentariste de métier, Flo Laval s’est lancé en 2016 dans un projet journalistique avec la création de Revue Far Ouest. C’est avec l’aide de Frederick Diot, cofondateur, et de deux autres amis journalistes qu’il a fait naître ce nouveau média digital. Pour Far Ouest, il ne s’agit pas seulement de s’ancrer dans le local, mais bien de faire du journalisme de proximité en s’attachant aux histoires et aux personnes. Le média ne se soumet pas à la pression journalistique, mais préfère l’actualité froide en format long tout en variant les supports (presse écrite, contenu audiovisuel, photographie, etc.). 

« Nous sommes un média progressiste sensible aux questions de société, aux enjeux sociaux, aux questions écologiques, etc. Nous sommes engagés et essayons de traiter nos sujets avec le plus de sincérité possible. »

– Flo Laval, co-fondateur de la Revue Far Ouest

L’équipe évolue avec le temps et accueille de nouveaux partenaires tels que le groupe Écrans du Monde, qui offre au média une plus large visibilité et des locaux de travail à Mérignac. Chaque année, le média engage dix à quinze pigistes pour produire des articles sous la direction de la rédactrice en chef Clémence Postis

 

Evolution de la Revue Far Ouest

D’une revue web…

« Lors de la création de Far Ouest, on pensait pouvoir faire vivre le projet uniquement grâce aux abonnements, c’était très naïf », confie Flo Laval. Pour élargir sa communauté,  le support a dû s’étendre sur d’autres médias comme les réseaux sociaux en investissant également d’autres sujets. Quatre ans plus tard, il propose à ses lecteurs du contenu inédit chaque jour. Parallèlement à cette activité principale, le média a créé l’association Les amis de Far Ouest pour accompagner les jeunes dans la rédaction de leurs premiers articles et proposer des ateliers d’éducation aux médias. 

…à une version papier

« Nous avons commencé par le web parce que c’est moins cher, mais l’objet papier est dans l’ADN du projet depuis le début », explique Flo Laval. De plus, il y a eu une vraie demande de la part de leur communauté de pouvoir lire les articles en version papier. La revue se décline donc aujourd’hui en une version papier semestrielle de 150 pages. Dans cette version, la moitié du contenu provient d’articles payants du site internet et l’autre moitié est du contenu inédit.

A l’exception de l’encre qui vient d’Allemagne, la fabrication du magazine est entièrement locale et éco responsable avec le label Imprim’vert.  Grâce au partenariat avec le distributeur Cairn basé à Pau, le magazine sera vendu dans les librairies au prix de 17 euros au lieu de 19 euros sur le site internet. La communauté de Revue Far Ouest a répondu présent puisque pendant la campagne de souscription pour le premier numéro, il y a eu 1000 abonnements. 

Ce premier numéro autour du thème du courage s’inscrit dans une impulsion d’aller de l’avant en cette période troublée. 

 

 

« Grâce à des thématiques intemporelles comme le courage, nous espérons pouvoir vendre ce premier numéro sur un an »

-Flo Laval, Cofondateur de Revue Far Ouest

Question/réponse à Flo Laval: 

Quelle est la différence entre les articles sur le site et dans le magazine ? Qu’en est-il des rubriques ?” -Quitterie de Gallard, attachée de presse.

« Pour le premier numéro, on tâtonne un peu. Nous arrivons avec une autre façon de faire, sans rubrique, mais avec un thème très large qui permet d’aborder plein de sujets et qui s’inscrit dans l’air du temps. C’est une nouvelle façon de faire de la presse écrite. Ce sont de longs formats, que ce soit en web ou en papier. »

Comment peut-on vous aider à vous faire connaître davantage et comment vous soutenir ?-Béatrice Vendeaud, Directrice nationale des Partenariats Entreprises et du Réseau des Anciens à l’ISEG.

« Vous pouvez nous aider grâce au partage sur les réseaux sociaux et également en vous abonnant à la Revue Far Ouest. Mais le moyen le plus concret est de trouver des entreprises prêtes à acheter le magazine en groupe comme notre partenaire Ecrans du Monde a pu le faire. »

Comment s’est faite la transition entre vidéo et image fixe (magazine)? -David Helman, dirigeant de l’atelier Lebolabo  

« Le rapport à l’image a toujours été intuitif et naturel pour l’équipe. Notre rapport est différent avec un objet papier. Le papier nous rend plus crédibles aux yeux des gens. Avoir un objet pousse les gens à plus de fidélité et d’engouement. Le papier nous fait exister pour de vrai chez les gens. »

Quels sont les dispositifs mis en place pour garder le contact avec votre communauté ? -Anne Laure Marin, Fondatrice de l’Agence Initiale

« La première chose, c’est que l’on a toujours répondu à tous les commentaires et les mails que l’on a pu recevoir. Normalement, on organise également des événements, 40 avant le Covid, mais c’est plus compliqué aujourd’hui.. Nous cultivons également notre contact avec les jeunes grâce à l’association Les amis de Far Ouest. »

Quelle a été votre réaction en recevant votre magazine et quels ont été les retours ? -Théo Robache, Podcaster et formateur en prise de parole 

« Je ne suis jamais enthousiaste, je suis toujours un peu inquiet pour l’étape d’après. Ça fait partie des moteurs qui font avancer le projet. Les gens ont une approche beaucoup plus intime de Revue Far Ouest avec un vrai objet qu’ils peuvent tenir entre leurs mains. Ça change tout le papier ! »

 

 

Emilie Sadeyen

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