LES PIONNIERS DE L’IA : Coralie UHA-MIELLIN, planeur stratégique chez Veramente

Publié le par chez APACOM. Modifié le

Comme vous le savez, l’APACOM questionne les enjeux de la responsabilité sociétale des entreprises et des organisations (RSE et RSO) et s’intéresse notamment à l’Intelligence Artificielle et aux pratiques responsables. Dans ce cadre, nous questionnons les usages de nos adhérentes et adhérents, ou comment l’IA tend à faire évoluer les métiers de la communication.


Ils/elles utilisent déjà l’IA dans leur métier, nous les avons rencontrés : retrouvez notre série, les portraits des « Pionniers de l’IA ».

 

Comment Coralie, planneur stratégique, a fait de l’IA une alliée sans lui céder sa plume 

« Je fais de L’IA mon alliee,
sans lui ceder ma plume ! »

Coralie est planneur stratégique, fondatrice d’une agence de stratégie de communication. Elle incarne la voie d’une professionnelle lucide, curieuse, et résolument exigeante.

 

Un outil intégré dans son activité

 

Coralie ne s’est pas retrouvée face à l’IA par hasard ou par obligation. Elle s’est formée, elle a exploré, elle a testé. Résultat : ChatGPT et Claude font aujourd’hui partie de son quotidien, au même titre que ses carnets de notes. Mais attention, elle n’a pas délégué sa réflexion. Elle l’a enrichie en augmentant ses compétences. 

 

Dans son travail de planneur, la phase d’étude et d’audit est centrale : comprendre les publics, analyser les perceptions, benchmarker, croiser les données. C’est précisément là que l’IA l’assiste. Elle ne permet pas un gain de temps systématique, mais plutôt une profondeur d’analyse supplémentaire. « Tu ne gagnes pas forcément en rapidité, mais tu vas plus loin dans la recherche », confie-t-elle. L’IA lit une grande densité d’informations, entre dans le détail, aide à prendre de la hauteur sur une masse de données qu’un seul regard humain peinerait à traiter. Coralie préfère parler de « terrain de jeu » plutôt que de « robot automatisé ». 

 

L’IA ne remplacera pas sa réflexion 

 

Elle est claire sur ce point : la coconstruction avec le client, la première idée, l’intuition stratégique, tout doit rester humain. Un humain doit produire le travail de base, la réflexion. Sinon, quelle est la valeur du conseil ?

 

Ce n’est pas une posture défensive. C’est une conviction professionnelle ancrée dans la réalité de son métier : définir le positionnement d’une entreprise, construire l’ADN d’une marque, choisir comment une organisation va se raconter. Ces actes-là engagent une expertise, une empathie et un jugement que l’IA ne peut pas générer seule.

 

Elle automatise les « phases à faible valeur ajoutée » : la lecture d’une grande densité d’information ou la retranscription d’interviews, grâce à des outils dédiés (type Sembly). Mais, le papier et le crayon reprennent leur place dès qu’on doit produire une analyse stratégique. 

 

Une confiance calibrée en l’IA

 

Son niveau de confiance envers l’IA ? Elle l’évalue à 70 % avec 30 % de vigilance maintenue. Elle compare l’IA à « un petit junior qu’on manage » : utile, parfois brillant, mais sujet aux hallucinations et aux approximations. Elle relit tout. Elle ne tient rien pour acquis. Et elle est d’autant plus critique que le thème abordé touche à ses zones d’expertise.

 

Cette posture, encadrer l’IA comme on supervise un collaborateur en apprentissage, est peut-être l’une des plus saines qui soit pour nos métiers. Elle suppose qu’on sache quelles actions poser pour pouvoir évaluer la production de l’IA.

 

La transparence, sans en faire un sujet

 

Coralie ne cache pas son utilisation des outils IA à ses clients. Elle ne la met pas non plus en avant systématiquement. Elle reste dans « l’éthique » : tant que l’IA est un instrument de travail au service de la qualité délivrée, elle n’a pas à se justifier. Elle va même plus loin en outillant certains clients avec des prompts adaptés à leur stratégie de communication, preuve que l’IA peut aussi devenir un levier de montée en compétences pour les personnes qu’elle accompagne.

Le conseil de Coralie

 

Son conseil à ses pairs est simple : « Garde toujours un papier et un stylo, commence par là, et ensuite tu peux aller sur les IA. »

 

Dans un secteur où l’on est parfois tenté de sauter sur le dernier outil avant même de savoir quelle est la cible, ce rappel à l’essentiel a quelque chose de salutaire. L’IA amplifie une réflexion. Elle ne la remplace pas.

 

Partagez cet article !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.

Vous aimerez aussi

LA SAGA DES CANDIDATS : MATILDA VERNEY

LA SAGA DES CANDIDATS se poursuit avec Matilda Verney, responsable communication au service des associations, [...]

Lire la suite

En 2026, l’APACOM a 30 ans !

Très bonne année 2026 ! Qu’elle vous apporte joie, accomplissement et détermination. Cette année sera [...]

Lire la suite

Enquête Adhérents : vos retours, nos engagements pour l’avenir de l’APACOM

En fin d’année 2025 (du 24 novembre 2025 au 12 janvier 2026), vous avez été [...]

Lire la suite