À la croisée des affaires publiques et de la communication corporate, Caroline a construit un parcours guidé par les enjeux d’influence et d’intérêt général. Consultante indépendante depuis 2022, Caroline accompagne institutions et entreprises engagées dans la conception de stratégies de communication porteuses de sens, de mobilisation et d’impact.
Racontez-nous votre parcours…
Formée en lettres et en sciences politiques européennes – Hypokhâgne & Khâgne, La Sorbonne, Collège d’Europe – j’ai commencé ma carrière dans les affaires publiques à Bruxelles. Puis j’ai « bifurqué » vers la communication corporate pour rejoindre, un peu plus tard à l’Assemblée nationale Brune Poirson, ancienne Secrétaire d’État à la Transition écologique. J’ai ensuite choisi de mettre ma double culture – politique et communicationnelle – au service d’organisations diverses en tant que consultante à mon compte.
C’est ainsi que depuis 2022, j’accompagne des institutions et des entreprises engagées sur l’ensemble de leur communication, de la stratégie à la mise en œuvre.
Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication ?
Je crois que ce que j’aime le plus, c’est que la communication permet de passer du chaos à l’ordre, de la confusion à la clarté, du brouhaha à l’harmonie. Le bon dispositif, activé au bon moment auprès des bonnes personnes peut avoir des retombées très puissantes. Et j’aime me dire que mon métier permet à la fois d’informer, d’enthousiasmer et de mobiliser. Le tout sans se priver d’être créatif ou d’utiliser des formats novateurs. Tout y est !
Quel serait l’évènement / l’élément marquant dans votre carrière de communicant ?
Un moment m’a marquée assez récemment : j’ai été chargée par une organisation internationale défendant la liberté de la presse de diriger une campagne d’awareness (leur première !) autour d’une déclaration portée par 11 grands économistes, dont Joseph Stiglitz et Philippe Aghion, prix Nobel d’économie. L’objectif du client était d’obtenir, grâce à une campagne presse, réseaux sociaux, société civile et décideurs publics, des promesses de financement de la part des États membres à l’organisation. Pari tenu avec des retombées dans plus de 40 pays et des engagements signés par les chefs d’État lors du Paris Peace Forum. Plot twist : pour faire tout cela, mon client m’a laissé de juillet à septembre ! Une campagne en mode tornade, passionnante et extrêmement satisfaisante
Comment envisagez-vous l’avenir des métiers de la communication / de votre métier ?
C’est une question à laquelle je réfléchis beaucoup. L’intelligence artificielle va profondément bouleverser notre rapport à la communication et a déjà commencé à transformer nos métiers. Mais personnellement, je ne souhaite pas m’y résigner. Évidemment, il ne s’agit pas d’être réfractaire aux avancées technologiques. Mais je ne souhaite pas rentrer dans des automatismes et me pose systématiquement, que cela pour moi ou pour mes clients, la question du « pour quoi faire » ? Je considère par exemple que l’IA est moins à même de retranscrire la singularité d’une personnalité. Et bien évidemment, quand il s’agit de faire des choix éditoriaux, voire politiques, alors là, l’IA n’a pas sa place.
Il est difficile de savoir comment ces nouveaux outils vont réorganiser les dynamiques du marché du travail, la relation client-communicant mais aussi le métier même de communicant. Mais n’oublions pas, malgré les contraintes de marché, que nous sommes acteurs de ce changement et que nous pouvons l’influencer.