Forte de plus de 30 ans d’expérience, Laurence-Marine a construit un parcours riche entre conseil, communication publique, numérique et gestion de crise. À la tête du cabinet 720degrés, elle accompagne aujourd’hui organisations et dirigeants avec une conviction forte : dans un monde complexe, la communication est avant tout une affaire de stratégie, d’analyse et de discernement.
Racontez-nous votre parcours…
Je suis consultante en communication et dirige 720degrés, cabinet de conseil que j’ai créé en 2018. J’interviens en communication institutionnelle, communication sensible et de crise, et j’accompagne également des dirigeants dans leur communication personnelle. Un volet de mon activité est consacré à la formation, dans des écoles privées ainsi qu’à l’Université.
Mon parcours, de plus de 30 ans, s’est développé en agence et cabinet de conseil, chez l’annonceur, ainsi qu’au sein de plusieurs collectivités territoriales. J’ai débuté par une mission d’audit de communication avant de me tourner vers l’événementiel, en agence puis au Conseil régional d’Aquitaine.
Très tôt intéressée par les enjeux numériques, j’ai orienté ma carrière vers le développement des usages digitaux, d’abord comme directrice de la communication, puis sur des fonctions de direction du numérique en collectivité. J’ai ensuite rejoint un cabinet spécialisé en concertation et communication sensible. Cette expérience m’a décidée à créer ma propre structure et à développer une activité de conseil.
Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication ?
La grande diversité de ce secteur. Plus qu’un métier, c’est un véritable univers de méthodes et d’expertises, en constante évolution.
J’ai toujours été sensible aux liens entre communication et technologies, à la façon dont les outils et les espaces numériques transforment les usages et laissent la place à de nouvelles possibilités.
Mais ce qui m’intéresse le plus reste sa dimension analytique et stratégique. Comprendre les enjeux, décrypter les situations, analyser les parties prenantes et construire des démarches communicationnelles adaptées : c’est là que la communication exploite le spectre large de son potentiel.
Quel serait l’évènement / l’élément marquant dans votre carrière de communicant ?
Question difficile après plus de trente ans de vie professionnelle ! Je citerais deux moments.
Le premier est la préparation de la gestion et de la communication dans le cadre de la crise H1N1 en 2009. Ce fut ma première expérience en la matière, avec un important travail d’anticipation et d’organisation. Finalement, le scénario envisagé ne s’est jamais produit et les plans prévus et sollicités de l’Etat n’ont pas été déployés. Cette expérience a profondément marqué ma vision et mes pratiques professionnelles.
Le second est une intervention lors d’un salon professionnel international à Tallinn, en Estonie, sur l’approche stratégique et les actions numériques développées dans une collectivité. Une belle reconnaissance de mon expertise, l’opportunité de nouer de nouvelles relations professionnelles et de découvrir une ville magnifique, face à la mer Baltique.
Comment envisagez-vous l’avenir des métiers de la communication / de votre métier ?
Dans un monde plus complexe, les organisations ont besoin de comprendre leur environnement, d’expliquer leurs décisions, de dialoguer avec leurs parties prenantes et de préserver la confiance.
L’intelligence artificielle va profondément transformer nos pratiques, comme la précédente révolution numérique l’a fait avant elle. Enfin non, encore plus et plus vite 😉
Je suis convaincue que la valeur des communicants et l’intérêt de nos profils réside dans leur capacité d’analyse, leur compréhension des contextes et des relations humaines, leur sens de la stratégie et leur faculté d’adaptation.
Plus que jamais, la communication doit être un métier de discernement.