Depuis 2019, Jérémy Hardouin évolue au sein d’OTTA, agence spécialisée en social media et communication digitale, aujourd’hui intégrée au groupe WeThePeople. En charge du développement commercial et directeur de clientèle, il initie de nouvelles collaborations et accompagne des acteurs publics, privés et associatifs dans la définition et le pilotage de leurs projets de communication. Un parcours à la croisée du conseil, de la relation client et de la croissance, dans un secteur en constante évolution.
Racontez-nous votre parcours…

J’ai rejoint OTTA en 2019 en alternance, avec un parcours plutôt orienté commerce et développement d’affaires. Je suis donc arrivé dans la communication par la porte du business development.
Petit à petit, mon rôle a beaucoup évolué. J’ai commencé par la prospection, la prise de brief et les propositions commerciales, puis j’ai pris de plus en plus de responsabilités dans la relation client, le pilotage des projets et les recommandations.
Aujourd’hui, j’ai une double casquette de Business Developer et directeur de clientèle. Concrètement, ça veut dire comprendre les besoins d’un client, construire la bonne réponse avec les équipes, la présenter, puis suivre le projet dans la durée.
J’ai eu la chance de travailler avec des acteurs très différents, qu’il s’agisse de grandes institutions publiques, privées et associatifs, sur des problématiques très variées.
L’intégration d’OTTA au groupe WeThePeople a aussi marqué une vraie étape dans mon parcours. Elle m’a permis de travailler beaucoup plus régulièrement avec d’autres expertises : branding, prospective, communication 360, e-commerce, création et production photo et vidéo… Aujourd’hui, cela nous permet d’aborder les problématiques de nos clients de manière beaucoup plus globale, bien au-delà de notre expertise historique en social media.
Bref, visiblement je n’ai jamais vraiment réussi à partir ! Plus sérieusement, j’ai surtout eu la chance de grandir avec l’agence et de faire évoluer mon métier au fil des années.
Qu’est-ce qui vous passionne dans la communication ?
Ce que j’aime le plus, c’est qu’on ne traite jamais deux fois exactement le même sujet.
Dans une même semaine, on peut travailler sur la stratégie social media d’une institution, une problématique d’acquisition, un appel d’offres ou une marque qui veut simplement mieux comprendre comment communiquer auprès de ses publics.
J’aime beaucoup le moment où l’on part d’un besoin parfois encore un peu flou et où, en posant les bonnes questions, on arrive à construire une réponse concrète avec les équipes.
Et puis, au fond, c’est un métier très humain. La qualité de la recommandation est importante, évidemment, mais la relation avec le client l’est tout autant. Créer de la confiance, comprendre ses contraintes, savoir le conseiller et parfois lui dire qu’on ne pense pas que son idée soit la meilleure fait aussi partie du travail.
J’aime aussi le fait que notre secteur nous oblige à rester curieux. Les usages changent vite, les plateformes aussi, et avec l’IA, on voit encore plus rapidement apparaître de nouvelles façons de travailler. Il faut tester, apprendre et parfois remettre en question ce qu’on faisait encore très bien il y a deux ans.
Pour quelqu’un qui n’aime pas trop la routine, c’est plutôt un bon métier.
Quel serait l’évÉnement / l’élément marquant dans votre carrière de communicant ?
Je ne pense pas avoir un événement précis qui résume tout, mais mon évolution chez OTTA est sûrement ce qui m’a le plus marqué.
Quand je suis arrivé, je préparais mes prises de brief avec mon conducteur de questions sous les yeux et beaucoup plus de notes qu’aujourd’hui. Quelques années plus tard, je pilote des relations clients, je participe à des soutenances et à des appels d’offres, et je travaille sur des recommandations qui font intervenir des expertises très différentes.
Cette progression s’est faite grâce aux réussites, bien sûr, mais aussi grâce aux dossiers plus complexes. Ce sont souvent ceux-là qui apprennent le plus (gérer une situation tendue, expliquer qu’une campagne ne fonctionne pas comme prévu ou trouver une solution quand le plan initial doit être complètement revu).
Avec le recul, je pense que c’est surtout cette évolution progressive qui m’a marqué.
Comment envisagez-vous l’avenir des métiers de la communication / de votre métier ?
Forcément, l’IA va prendre de plus en plus de place dans nos métiers. On l’utilise déjà tous les jours et je pense que ça va continuer à accélérer.
Je la vois surtout comme un outil pour gagner du temps, faire de la recherche, tester des pistes ou automatiser certaines tâches. Ce serait dommage de ne pas s’en servir.
Mais je pense aussi qu’il va falloir garder du recul. Ce n’est pas parce qu’on peut produire plus vite qu’on produit forcément mieux.
Au final, ce qui fera toujours la différence, ce sera de bien comprendre un client, ses enjeux, ses contraintes, et de lui proposer quelque chose de vraiment adapté.
Et heureusement, il reste encore un peu de boulot pour nous !