L’APACOM affirme sa voix & change de ton !

Publié le par chez APACOM. Modifié le

Pour ses 30 ans, l’APACOM engage une évolution structurante de sa prise de parole. Après une refonte de son identité visuelle en 2025, l’association franchit un cap structurant avec une nouvelle formalisation de sa ligne éditoriale par Émilie Sébert (spécialiste en stratégie éditoriale & communication incarnée pour PME et entrepreneur·es ) et la conception de sa charte éditoriale par Fanny Carré (spécialiste en brand content et marketing éditorial). Deux avancées stratégiques qui renforcent son identité verbale et garantissent une expression harmonisée sur l’ensemble de ses supports.

Un renouveau pour affirmer la voix de l’APACOM

Par ce travail de réflexion, l’APACOM réaffirme sa raison d’être : valoriser la fonction et promouvoir les métiers de la communication en Nouvelle-Aquitaine. Rassurons nous, ses missions restent inchangées : rassembler, informer et représenter les professionnel·le·s de la région. Désormais, elles s’accompagnent d’une promesse plus incarnée. Dans ce cadre, l’identité éditoriale devient un levier clé pour structurer une parole cohérente et reconnaissable, en phase avec son positionnement de réseau professionnel de référence dans le Sud-Ouest.

 

Une identité éditoriale clarifiée

La ligne éditoriale formalisée par Émilie Sébert pose les fondations d’une parole à la fois fédératrice et informative :
Quatre piliers structurent désormais la ligne éditoriale de l’APACOM :

  • Donner voix au collectif ; 
  • Éclairer les pratiques ;
  • Défendre une communication qui relie ;
  • Faire rayonner le territoire.

Ces axes traduisent concrètement les valeurs portées par l’association : partage, entraide, rencontre, échange et ancrage local. En prolongement, la charte éditoriale formalisée par Fanny Carré, détaille les choix rédactionnels à privilégier :

  • Un vocabulaire simple, précis et inclusif ; 
  • Une adresse directe, favorisant la proximité avec les membres ; 
  • Des phrases courtes et structurées pour une meilleure lisibilité ; 
  • L’usage de temps verbaux dynamiques, ancrés dans l’action.

Ces orientations permettent d’installer un ton homogène, en cohérence avec l’ADN de l’association. Enfin, cette charte se veut être une ligne directrice, son objectif étant de s’approprier l’esprit éditorial de l’APACOM, afin d’assurer la cohérence et la continuité des prises de parole, quels que soient les canaux ou les contributeurs.

qUATRE questions à Fanny Carré ET eMILIE sébert, ConceptriceS de la charte éditoriale 

  •  Pouvez-vous revenir sur votre expertise et votre parcours sur ce type de projet ?

[Fanny] J’ai toujours été passionnée par les mots. Ce n’est pas pour rien que j’ai commencé ma carrière en édition et en librairie ! J’ai ensuite fait mes armes en communication avec la rédaction web et le SEO. De fil en aiguille, j’ai développé mon expertise en identité de marque, avec notamment la réalisation de chartes éditoriales ou encore le naming. Je suis aujourd’hui coordinatrice de projets web dans l’agence d’éco-conception web IDECLAP, et la stratégie éditoriale est justement une prestation que nous allons prochainement développer pour nos clients.

[Emilie] Je suis une amoureuse des mots depuis très longtemps : formation littéraire (classe préparatoire) puis communication stratégique et copywriting/storytelling. Je participe également à des retraites et des ateliers d’écriture créative. Je travaille dans le marketing et la communication depuis plus de 15 ans et suis consultante en brand content et communication éditoriale depuis 4 ans en freelance.

J’ai à cœur de défendre une communication qui fait sens et qui créé du lien… J’ai d’ailleurs nommé ma structure Liamm Communication. Liamm est un mot breton… Il signifie lien et symbolise une communication avec un supplément d’âme : lien+âme. Une communication alignée avec des valeurs, engagée et respectueuse, qui impacte positivement les audiences de mes clients et la société.

  • Pouvez-vous nous raconter la genèse de ce projet ? Comment ça s’est passé ? Quelles étaient les attentes exprimées ? 

[Emilie] Tout est parti d’un constat simple : l’APACOM portait une identité forte, des valeurs claires, une mission bien ancrée… mais sans ligne éditoriale formalisée pour les traduire. Avant de rédiger quoi que ce soit, j’ai animé un atelier avec les parties prenantes de l’association pour recueillir leur vision, leurs mots, leur ressenti sur ce que l’APACOM devait incarner dans sa communication. L’enjeu stratégique était double : d’un côté, clarifier le positionnement éditorial face à des acteurs nationaux plus installés comme l’UCC ou l’AACC ; de l’autre, valoriser ce qui fait la vraie force de l’APACOM, à savoir son ancrage territorial, la diversité de ses membres et la vitalité de son collectif. La ligne devait aussi donner une boussole utile à une organisation portée par des bénévoles : produire moins, mais de façon plus cohérente et plus incarnée.

[Fanny] Côté charte édito, il fallait créer un outil accessible et simple à prendre en main pour les bénévoles qui rédigent les contenus au quotidien. L’idée également était de valoriser certaines pratiques sans pour autant contraindre les rédacteurs à tout respecter à la lettre. En termes pratique, il fallait aussi trouver le juste équilibre entre deux postures : celle de l’institution régionale, et celle du collectif, qui reflète plutôt la réalité vivante du réseau. La charte devait donc poser les fondations d’une parole à la fois professionnelle et bienveillante, fédératrice et accessible.

  • Une ligne et une charte éditoriale, ce sont aussi des prises de position. Que retenez-vous de celles de l’APACOM par rapport à votre expertise métier quant à d’autres acteurs que vous accompagnez ?

[Emilie] Ce qui me frappe dans le positionnement de l’APACOM, c’est l’ambition du propos : la communication n’est pas traitée comme un simple outil de promotion, mais comme un bien commun, un vecteur de lien social et de démocratie. C’est une posture de plaidoyer assez rare pour une association régionale, et elle s’est imposée naturellement lors de l’atelier. J’ai notamment construit le positionnement éditorial autour de l’acronyme L.I.E.N. oui encore 😉 ! (Local, Inspiration, Engagement, Nouveaux regards), qui traduit à la fois l’ancrage territorial et l’ouverture collective. L’APACOM assume vraiment une parole engagée et fédératrice, sans se réfugier derrière une posture purement institutionnelle. C’est ce qui rend ce projet stimulant.

[Fanny] Pour la charte éditoriale, la prise de position réside surtout dans le choix de privilégier tel vocabulaire, ou telle formulation. Nous avons par exemple fait le choix d’adopter l’écriture inclusive, dans une logique aussi fédératrice. Toutefois, il existe de multiples façons d’adopter cette écriture, au-delà du point médian : mots épicènes, formules englobantes… C’est un choix qui rejoint aussi celui d’avoir une parole bienveillante et accessible, quel que soit l’univers auquel nos adhérentes et adhérents appartiennent (et ils sont nombreux !).

  • Ecrire un outil de communication pour des communicants, ça donne quoi ?

[Emilie] C’est un exercice qui oblige à une vraie lucidité sur soi. Les communicants savent très bien théoriser la communication des autres, mais se retrouver face à leur propre identité éditoriale, c’est une autre histoire. L’atelier que j’ai animé avec l’APACOM l’a bien montré : mettre des mots sur ce qu’on incarne vraiment, plutôt que sur ce qu’on voudrait être, demande du recul et de l’honnêteté collective.
L’autre enjeu, c’est la durée de vie de l’outil. Une ligne éditoriale peut très vite prendre la poussière sur un drive si elle n’est pas ancrée dans les pratiques quotidiennes. C’est précisément pour ça qu’elle a besoin d’être prolongée par une charte opérationnelle, comme Fanny l’a fait ensuite : pour passer du « pourquoi » au « comment », et favoriser l’appropriation par celles et ceux qui rédigent au quotidien. Mais la ligne reste indispensable : c’est la boussole à laquelle on revient quand on doute, quand le réseau évolue, quand les enjeux changent. Et une bonne ligne éditoriale, même solide, se réactualise. Celle de l’APACOM en est un bon exemple.

[Fanny] On se rend bien trop souvent compte que les cordonniers sont les plus mal chaussés !
C’est un exercice qui peut être périlleux. Même si l’identité éditoriale est une part essentielle d’une stratégie de communication, tout le monde ne maîtrise pas ses enjeux. Il faut donc savoir prendre du recul sur son propre métier. Ce qui est souvent difficile, une fois l’identité éditoriale aboutie, c’est d’assurer une continuité : fédérer l’ensemble des communicant·e·s, et veillez à garantir pertinence et cohérence du discours sur le long terme. Le tout en embarquant autant les adhérents historiques que les nouveaux venus.

Face aux mutations de notre secteur, la réponse ne peut être le repli sur soi, mais plutôt le renforcement des liens, à travers une voix collective.
En cela, tenir une ligne éditoriale est presque un acte militant !

Découvrez la charte éditoriale de l’APACOM sur ce lien.


Article rédigé par le pôle communication. 

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